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Zalem à la folie #34

Dans cet épisode, on subit les affres du quotidien et on combat les affreux quand tombe la nuit.

Galerie de monstres, de Fabrice Schurmans chez Flatland. Quand on bosse dans la mine depuis bien trop longtemps, on n'a plus vraiment peur de grand chose à l'extérieur. Et quand deux mineurs de plus disparaissent dans un effondrement, la colère sourd et les esprits s'échauffent. Mais il va falloir composer avec quelque chose de bien plus ancien et terrifiant qui semble surgir des profondeurs de la terre pour mater ces travailleurs insoumis. Un ouvrage qui ravive le souvenir de la lutte des classes, transformant non sans humour les possédants en chantres du Mal et les braves ouvriers en défenseurs du Bien, à la manière d'un brûlot propagandiste. Mais est-ce si loin de la réalité ?

La Terre sauvage, de Julia Veralnger chez Bragelonne. Figure emblématique de la science-fiction française, Julia Verlanger (ou Gilles Thomas selon les romans) nous laisse une oeuvre prolifique, ainsi qu'un prestigieux prix créé à son honneur et qui fête ses 40 ans d'existence. Son corpus mené par L'autoroute sauvage ou La mort en billes présentés dans cette anthologie est toujours (et même peut-être plus que jamais) très actuel, mélange de science-fiction d'anticipation et d'horreur biologique, marque pour longtemps celleux qui s'aventurent dans ces paysages. Un classique à exhumer à l'envie.

30 jours de nuit - Intégrale T01, de Steve Niles et Ben Templesmith chez Delcourt. Horreur cauchemardesque (oui, tout ça) sortie tout droit d'un esprit dérangé à la Clive Barker, 30 jours de nuit ne laisse pas plus de répit au lecteur qu'il n'offre de repos - sinon définitif - à ses personnages. Si vous pensiez avoir connu le pire avec le non moins excellent Walking dead de Kirkman, c'est que vous n'avez jamais posé vos yeux sur les dessins de Ben Templesmith. Un des maîtres de l'horreur qui manie expertement les couleurs et la lumière, soutenu par un très bon scénario de Steve Niles (qui sortait à l'époque d'une collaboration sur Spawn), voici un classique à emmener pendant ses vacances d'hiver en Islande.

La musique du jour c'est Dormant, de Darren Korb, tirée de l'ost de Transistor. Idéal pour accompagner votre humeur du lundi matin ou pendant un retour de soirée pluvieux sur des routes de campagne.

 

Vitrine du lundi #8

Dans cet épisode, on continue la lutte !

Futurs radieux ou irradiés, sociétés enchantées ou enchaînées, la lutte pour que toutes et tous mènent une vie libérée de toute forme de domination ne cessera probablement jamais, même en utopie. Des pistes, des rêves, des écueils à éviter et des erreurs fatales à ne pas commettre, voici une vitrine de combat.

Et un soutien total à toutes les laissées pour compte, étudiantes, ouvrières, chômeureuses, toutes celleux qui se font harceler dans les médias pour avoir eu l'audace de dénoncer leur condition de vie précaire, aux nouveaux boucs émissaires de la religion et aux anciens aussi.

La littérature qu'on défend est un outil de réflexion, d'émancipation, de partage et d'apprentissage, pour être plus ouvertes au monde et aux autres. Et passer des bons moments aussi, on n'est pas obligées d'être sérieuses tout le temps.

Siamo tutti antifascisti évidemment, et à la semaine prochaine.

Zalem à la folie #33

Dans cet épisode, on laisse la Terre derrière nous et on part pour un long voyage.

Heureux comme jamais, de Guillaume Chamanadjian chez Aux forges de Vulcain. Sur le Space Dragon, on nage dans l'opulence et le bonheur. C'est normal puisqu'on est entre personnes de bonne compagnie et surtout farcis d'oseille. Il y a cependant bien, en plus d'une armée de robots, deux personnes qui doivent s'occuper de la maintenance. C'est peu, surtout que le père de Noah qui lui a tout appris est malade et alité. C'est donc elle qui va devoir affronter un problème de taille : les soi-disants génies et esprits brillants qui dirigent le vaisseau sont en réalité, pour reprendre les termes de son IA (?) personnelle et fort irrévérencieuse, des "saladiers de chiasse". Une dystopie pleine d'action et d'humour.

Le recommencement mécanique - Livre I, de Charlotte Pili chez Livr'S.  Premier roman de Charlotte Pili qui a déjà commis quelques nouvelles remarquées, Le recommencement mécanique pose les bases d'une saga ambitieuse. Pari réussi pour ce premier volet, qui nous embarque dans la mission de sauvegarde de l'humanité à bord d'un vaisseau dirigé par une IA et un robot, contenant tout ce qu'il faut pour coloniser une autre planète. Il faudra après un long voyage affronter une planète pas tout à fait adaptée à la vie humaine, éduquer une première génération de colons de telle manière qu'ils ne commettent pas les mêmes erreurs que sur Terre. Kali est au four, au moulin, à l'établi, à la crèche...il n'a pas de trop de ses 4 bras pour s'occuper de tout ce petit monde. Une saga qui s'annonce particulièrement brillante, et fait penser par certains aspects aux oeuvres de SF de Card (sans le mysticime exacerbé de celui-ci), dans sa façon de rester très proche des personnages en les observant de loin.

Un jardin de sphères T01, de Linnea Sterte chez Les Editions de la Cerise. Une des claques graphiques de l'année ! Linnea Sterte nous promène à travers son univers Moebiusien, où l'on ira de villages en ruines anciennes en passant par des terres en guerre. Heureusement nous ne voyageons pas seuls, puisque rien de moins qu'une déesse de...de quoi d'ailleurs ? Quête initiatique, voyage halluciné qui nous balance de vertes contrées en d'autres temps, soutenu par un dessin maîtrisé à tous points de vue, une superbe couleur, des passages en noir et blanc qui jouent sur le contraste, une merveille tout simplement.

 

La musique du jour, c'est With renewed hope, we continue forward de Garoad tirée de l'ost de Va-11 Hall-A. Idéal pour se siroter un petit cocktail, ou pour une soirée jeux.

Vitrine du lundi #7

Bismillah c'est les ténèbres les gen.te.s, dans cet épisode on se rebelle contre son destin, contre la société devenue folle et on imagine des mondes meilleurs.

On continue avec les 30 ans du Bélial, quelques petites trouvailles dans le fond pour alimenter le feu intérieur.

Pour le reste, toutes ces saines lectures vous donneront sans doute envie de partager la fougue de la jeunesse actuelle qui en a plein le dos de se faire marcher sur les pieds. Du coup on leur casse les dents à la place, ça leur apprendra à protester, normal dans une démocratie.

On en profite également pour annoncer une nouvelle possibilité à la librairie : le livre suspendu. Si vous voulez offrir un livre à quelqu'un qui n'a pas forcément les moyens, ou que vous voulez juste faire découvrir une oeuvre qui vous tient à coeur à un.e inconnu.e, à la manière d'un café suspendu vous payez le livre pour le prochain, mais là vous avez le droit de choisir lequel. Et en plus il est réellement suspendu dans la librairie, so chic.

Bonne semaine les khoyas, oubliez pas de signaler toute manifestation dans votre secteur à la police Moamed.

Réassort et nouveautés #31

Dans cet épisode, entre les cauchemars de l'intime et les profondeurs de l'univers, on est pris d'un vermige caustique ou quelque chose dans le genre.

 

Nouvelles féeriques, de George Sand chez Huginn et Muninn (label Fantask) : On connaît moins le penchant pour le fantastique d'une des icones de la littérature française, c'est donc Fantask qui nous livre un recueil de nouvelles et de contes.

Créateur d'étoiles, d'Olaf Stapledon chez Le Bélial : Un des classiques de la littérature de science-fiction qui se trouve être également un roman d'une singularité exemplaire, voyage philosophicosmique inoubliable.

L'enfant du Deptford, de Nat Cassidy chez Fleuve : L'horreur naît souvent de l'intime, d'un quotidien qui glisse peu à peu dans une nouvelle réalité. Nat Cassidy propose ici un classique du genre inscrit dans le contemporain.

Pavel Zhang et les monstres du fleuve, de Vera Bogdanova chez Actes Sud (Exofictions) : Un reflet très actuel de notre société, de nos angoisses, nos aspirations et de ce qu'il faut regarder en face pour mieux l'affronter, une combinaison parfaite de la littérature russe et de l'anticipation.

 

 

Vitrine du lundi #6

Bonjour à toustes,

 

Cette semaine, on continue la mise en avant de l'opération des 30 ans du Bélial et leur superbe catalogue collector.

Le mois de l'imaginaire est entamé, mais le tour du catalogue du collectif d'éditeurs qui participe est loin d'être fini, vous trouverez 7 nouveaux titres présentés autour du catalogue lui-même que vous pouvez récupérer également à la librairie.

Quelques autres nouveautés de l'année dont le très bon Karl de Cyril Bonin ou la superbe version collector du Fantôme de l'opéra chez Callidor, bien accompagnées par des titres qu'on classe déjà parmi les classiques dans notre bibliothèque, comme les adaptations de Lovecraft par Gou Tanabe ou l'excellent recueil de nouvelles de Bob Leman chez Scylla.

On finit par une pincée de jeu de rôle avec Green Dawn Mall et Le temple des vents, là aussi on a encore bien des merveilles à découvrir, vous pouvez d'ailleurs aller jeter un coup d'oeil à la programmation du kiosque citoyen du 12ème, peut-être bien qu'on y est.

Bonne semaine et à lundi prochain pour une nouvelle vitrine !

Réassort et nouveautés #30

Dans cet épisode, on se jette tête la première dans le mois de l'imaginaire.

 

Hécate la sorcière, de Nikita Gill chez Hachette Heroes : Déesse des enfers, sorcière de grand chemin, une plongée dans la mythologie auprès de cette divinité finalement très humaine.

Heureux comme jamais, de Guillaume Chamanadjian aux Forges de Vulcain : La planète est foutue, les vilains riches se sont barrés coloniser une autre planète. Heureusement, comme ils ne savent rien faire de leurs dix doigts, il y a aussi de sympathiques grouillots.

Extrêmophile, de Ian Gren chez Argyll : Un des nouveaux avatars du cyberpunk, la déliquescence climatique a remplacé la menace nucléaire, mais le capitalisme est toujours là, heureusement on lutte toujours. Vous aussi, soyez extrêmophiles.

Politiques de la science-fiction, Collectif chez Actusf : Une nouvelle somme chz Actusf qui enchaîne les très bons essais sur les littératures de l'imaginaire. Et forcément, comme tout le reste, c'est politique.

 

 

Vitrine du lundi #5

Bonjour à toustes,

 

Cette semaine, on fête comme il se doit les 30 ans du Bélial, qui offre pour l'occasion (et pour 3 titres Bélial achetés) un superbe catalogue collector avec des nouvelles inédites, des entretiens, des illustrations...le pied quoi. Ce qui tombe bien, c'est que l'intégralité (ou presque) du catalogue de l'éditeur est en rayon à la librairie, aucune raison de ne pas se faire plaisir donc.

Pour le reste, on varie les plaisirs et les nouveautés, on commence également à présenter le catalogue du mois de l'imaginaire, qui sera là aussi intégralement disponible en rayon, quand les dernières sorties viendront le compléter au courant du mois d'octobre. 

Le rayon Jdr est maintenant un peu plus étoffé, et on continue les présentations à travers la vitrine et les Réassort et nouveautés, il y aura aussi sous peu des séances d'initiation proposées par l'association qui gère la librairie, je vous en parle bientôt.

Pour finir, on bourre la manette et on envoie full Combo, avec aussi quelques curiosités du rayon Art qui a lui aussi pris du volume.

Bonne semaine, et à lundi prochain pour une nouvelle vitrine !

Réassort et nouveautés #29

Dans cet épisode, on prend des chemins de traverse, on rêve autrement, on se tait.

 

De Mauvais Rêves, de Julien Pouard et Kalysto édité par Julien Pouard : On commence l'exploration du récent rayon jeux de rôles avec la tâche ardue qui nous est imposée ici de réparer les liens familiaux, tourmentés par des cauchemars qui s'immiscent dans notre journée.

Le pouvoir de M, de Desberg et Jef chez Dupuis : Un polar envahi par le Fantastique, dans un Londres à l'ambiance fiévreuse et glauque, superbement illustrée par Jef.

Retour au goudron - Dernière livraison, d'Infernus Iohannes chez La Marelle : Point d'orgue du post-exotisme, qui catégorise l'oeuvre d'Antoine Volodine et s'achève en feu d'artifice avec 11 publications chez autant d'éditeurs en cette rentrée littéraire. Ici, un catalogue fantasque et fantasmagorique mêlant photographies, rêves, notes de voyages d'auteurs hallucinés dans des lieux disparus.

La dame de la Seine, de Claire Duvivier édité aux Forges de Vulcain : On apprécie toujours autant lire Claire Duvivier, qui n'épargne aucun genre littéraire de son talent. Au tour du policier historique avec son Kit Marlowe, traînes-savates écrivain et espion, mis à l'écart en France et certainement pas pour bonne conduite.

 

Vitrine du lundi #4

Dans cet épisode, on nage à contre-courant.

Et on se fait un petit retour sur des sorties de l'année dernière qui ont parfois été un peu oubliées malgré leurs qualités, comme le roman jeunesse à l'ambiance fantastique douce-amère Fleurs de peste de Mats Strandberg chez L'école des loisirs ou Comment tuer un roi-démon en dix étapes d'Andrew Rowe chez Elder Craft, mêlant lit-rpg et référénces pop-culture avec humour.

On pense quand même à ce qui vient tout juste de sortir, comme le très bon Je ne suis pas venu apporter la paix de Nicolas Martin au Diable Vauvert ou Une larme de poison, la nouvelle série de Robert Jackson Bennett.

Pour le reste, on ressort quelques classiques sur lesquels sont bâtis Zalem.